Le procreator chez Albin Michel
À peine remise d’une épidémie qui a fait chuter la testostérone des hommes, la France doit combattre la baisse de la natalité… Place au réarmement démographique !
Le ministère de la Fertilité peut compter sur le soutien de l’élite économique du pays : Yvon Rebolo met sa chaîne de télé au service de cette noble cause.
Pour la famille Boulard, c’est les vacances. Direction La Bamboule !
Jean-Pat fait le deuil de son chien grâce à son drone, Vaness ploie sous sa charge mentale, Jean-Ju répand son désarroi adolescent dans des kilomètres d’essuie-tout, tandis que Jeanne tente d’échapper à l’hystérie collective à l’aide de son journal intime et de sessions de nunchak’chaussettes… La routine, quoi.
Mais l’émission de téléréalité Fertiles de France : à la recherche du grand fécond, dont la camionnette fait la tournée des plages pour recueillir la précieuse semence, va bouleverser ce frêle équilibre familial… et national.
On ressort les boîtes à couilles et on repart !
Jean-Pat et sa famille sont de retour pour la suite de leurs rocambolesques et absurdes aventures.
Après les événements du virula 12, le terrible virus ayant entraîné la perte de la testostérone chez les hommes, la natalité est en chute libre. Il faut réarmer la nation comme ils disent et pour ça, il faudra trouver l’homme le plus fertile de France.
Les parodies s’enchaînent, les situations mènent à une escalade de l’absurdité pour le plus grand plaisir du lecteur. Un exemple ? Vous imaginez Hanouna, colonel de l’armée et responsable d’une énorme campagne de don de sperme pour le réarmement démographique ? Non ? Luz l’a imaginé.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, le véritable personnage de l’histoire c’est bien Jeanne. A travers son alter égo (Nin-jeanne) elle s’invente un monde dont elle est l’héroïne et ou elle peut échapper aux dysfonctionnements qui l’entourent. C’est à travers elle et son journal qu’on vit l’histoire et ou le rire se mêle à la consternation.
En effet, Luz parvient à nous faire ressentir tout le mal-être d’une société à bout de souffle, page après page. Qu’il s’agisse des ménages, de politiques ou de média, qu’il s’agisse de virilité toxique ou de bourrage médiatique abrutissant, personne n’est épargné et surtout pas notre cher Rébolo. (Clin d’œil, clin d’œil)
C’est une lecture dense qui vous attend mais qui, jamais, ne sera vide de sens. Le ton reste léger, voire même beauf’ mais c’est là qu’opère la magie, dans ce subtil équilibre entre la critique et l’humour.
Luz, c’est Luz et si vous cherchez l’homme à l’imagination la plus fertile, peut-être l’avez vous trouvé.
